Affichage des articles dont le libellé est Outils. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Outils. Afficher tous les articles

mercredi 4 mars 2015

ATELIER TAILLE CHEZ JACQUES ET MARIA

L'atelier du 28 février 2015 consacré à la taille de sortie d'hiver des rosiers et des petits fruitiers a été l’occasion de passer une agréable moment. L'expertise et la qualité des informations de Jacques Saulière nous ont permi d'affronter cette matinée froide et humide couronnée par un agréable brunch sucré et gourmand confortablement blotti dans la véranda.

Tout d'abord, les fondamentaux de la taille ont été rappelés :

En effet il convient de bien choisir ses outils et de les préparer au préalable.
Le sécateur, l’ébranchoir, l'échenilloir, tous à lames croisées, et la scie-couteau sont préconisés pour leurs meilleures aptitudes parmi tous les autres outils présentés.

La prévention en matière de santé des plantes est un impératif et passe par l'obligation, entre chaque pied, de désinfecter les tranchants dans un bain pur d'alcool dénaturé à 90°de quelques secondes. Pour que cette opération soit réellement efficace, les lames doivent être visuellement nettes et propres.
Et, Jacques, notre passionné de roses nous rappelle aussi qu'une bonne cicatrisation des plaies est favorisée par des lames bien affûtées.

Puis, tous en groupe et en visitant par la même occasion le jardin, sur des rosiers, deux pieds de vigne, une caseille ( hybride de cassis et de groseille à maquereau) et des framboisiers, nous nous sommes exercé à tailler en prenant soin de respecter, pour une meilleure cicatrisation, la bonne tenue du sécateur : le tranchant toujours vers le pied et la contre-lame (avec son plat d'appui) du côté de la chute de taille.


Le jardinier effectue la taille à 5mm au dessus d'un œil (point de repousse) choisi selon son désir ou de manière à maintenir la hauteur et la silhouette buissonnante ou grimpante de la plante. Cet oeil peut être dirigé vers un support éventuel, ou vers l'extérieur (en général) et doit se trouver au dessus de deux yeux au minimum.

Pour aérer et rajeunir les plantes comme le rosier, la caseille (hybride de cassis et de groseillier à maquereau), le groseillier, il est d'usage d'éliminer les branches de vieux bois en surnombre (de couleur terne et grise) par une taille au ras du sol.

Pour terminer cet atelier fort intéressant et en ayant la fierté d'avoir contribué par cette taille à la vitalité et la floraison futures des plantes, nous nous sommes réunis dans la véranda pour nous régaler, lors d'un agréable brunch, des cannelés, crumbles et boissons chaudes que Maria nous avait préparés.

Mille mercis à Jacques et Maria pour leur amour du jardin et leur sens de l'accueil authentiquement chaleureux.

Julien CAPDEBOS








lundi 22 décembre 2014

FAITES LA FÊTE À VOS OUTILS !



Profitons de cette période de calme au jardin pour passer nos outils en revue

Nettoyer  !
Éviter de laver les outils à grande eau, à moins de les stocker dans un local chauffé, ils auront du mal à sécher et vous risqueriez d’y retrouver des points de rouille plus tard !
Pour les râteaux, bêches, binettes, grelinettes  etc. brosser manche et lame d'outil avec une brosse dure pour ôter toutes traces de terre.

Remédier !
Examiner attentivement les dents, points d'articulation, manchon, clous de fixation en cherchant les points de faiblesse. Ne pas hésiter à les changer en cas de simple doute. En se cassant, ils provoquent souvent des accidents.
Éliminer les traces de rouille avec de la laine d’acier N° 2.
Limez à l'aide d'une lime à métaux les parties tranchantes ou pointues en respectant les angles d'origine.(pas de meule, trop abrasive).

Pour conserver: pas d'huiles organiques !
Prendre le temps d'examiner les manches de bois à la recherche de faiblesses : parties pourries, fentes et fissures qui pourraient en se cassant provoquer un accident. Les clous rouillés doivent impérativement être enlevés puis remplacés par des neufs.
Poncer légèrement si nécessaire.
Oublier huile de lin, cire d'abeille etc... Ces produits attirent rongeurs, insectes et moisissures.
 Enduire les  bois de cire micro-cristalline, c’est un produit pétolier qui n’attire pas les parasites, et pour peu qu'on la laisse bien sécher pendant quelques jours, laisse un film très résistant sur le bois. Il faut l'utiliser légèrement fondue au bain-marie, la passer au pinceau en une très fine couche. Elle est un peu onéreuse à l'achat mais par sa durée de vie et ses propriétés, représente un excellent rapport qualité-prix. La paraffine, elle, n'est pas appropriée à cet usage, en effet, la chaleur de la main la fait fondre à nouveau !

Démonter et nettoyer !
Pour les outils de type sécateurs, il est indispensable de démonter l'outil pour un nettoyage complet.
Nettoyer chaque éléments avec de l'alcool à brûler, poncer légèrement avec de la laine de fer les résidus récalcitrants. En profiter pour chercher les points d'usure ou fragilisés, en particulier le ressort qui peut être changé.
Affûter  la lame des 2 côtés à l’aide d’une pierre à aiguiser en respectant l’angle du biseau et de l’intérieur vers l’extérieur.

Désinfecter !
Procéder enfin à une désinfection de l'outil  pour éviter de propager maladies et parasites Procéder pour cela de préférence avec de l'alcool à 60 ° qui est moins susceptible de favoriser le développement des spores de moisissures que l'alcool à 90 °.Pour transformer l'alcool à 90 ° en alcool à 60 ° facilement : dans un récipient gradué, verser 60 ml d'alcool à 90 ° puis verser de l'eau jusqu'à avoir 85 ml , on y est à 2 degré prés

La désinfection doit être effectuée tout au long de l'année après chaque opération de taille et entre 2 plantes pour éviter la propagation des infections et des parasites.

Lubrifier !
Seuls les rouages et articulations requièrent une lubrification de préférence avec un lubrifiant minéral. Evitez les graisses trop pâteuses dans lesquelles les débris animaux, végétaux et minéraux ne manqueront pas de se prendre. Cet amalgame est très abrasif et accélère l’usure des outils.
Nos grands-parents utilisaient bien du gras  comme la graisse de moteur ou l'huile de pied de boeuf , mais c'était pour conserver le plus longtemps possible des parties d'outils qu'ils ne souhaitaient pas jeter, en particulier les ressorts (de sécateur par exemple), vis et boulons  et autres petits éléments de fer, qu'ils souhaitaient protéger de la rouille et cela en pots fermés très étanches, en général des boites de café en métal.
Les autres parties métalliques peuvent se contenter d'une légère couche de paraffine ou de cire micro-cristalline chauffée au bain-marie, appliquée au pinceau en couche très fine pour empêcher le développement de points de rouille jusqu'aux  beaux jours.

Ne pas oublier !
Les piquets, tuteurs, pots en plastique, grès ou terre cuite, les cagettes à semis, la table de rempotage  peuvent être lavés et brossés  avec du savon noir ou du vinaigre de ménage pour les traces les plus rebelles. Ne pas hésiter à remplacer ceux qui sont trop vieux ou en trop mauvais état. Eviter les détergents ménagers et l'eau de Javel.

Mais où est la notice ?

Les outils à moteur doivent être entretenus selon les directives du fabricant. En cas de perte de la notice d'utilisation, on peut facilement la retrouver sur internet même s'il s'agit d'un modèle ancien.

Range tes outils !
Stockez vos outils dans un endroit abrité et sec de préférence pendus, tête en l'air.

Le plus important des outils ?
C’est la santé du jardinier !  A ce propos, où en êtes-vous de vos vaccinations, en particulier contre le tétanos ?